"Les résultats du second tour des élections législatives, tels que nous pouvons les
connaître à cette heure, permettent de formuler quatre observations principales :
La première concerne le taux de participation qui a enregistré une baisse de l'ordre
de 2 % par rapport au premier tour mais au total ce sont néanmoins 25 millions de
français qui ont souhaité exprimer leur choix malgré la lassitude qui a pu atteindre
certains de nos compatriotes pour ce quatrième dimanche électoral en moins de deux
mois.
La politique doit cependant trouver les moyens de mobiliser demain ces
abstentionnistes d'aujourd'hui.
La deuxième observation c'est que les formations de gauche enregistrent un fort
recul en sièges et en voix. Les formations de gauche compteront autour de 180
députés contre 318 dans l'Assemblée sortante, elles ont perdu au total un peu plus d'un
million de voix depuis les élections législatives de 1997. Par ailleurs nombre de
dirigeants de gauche se trouvent battus.
Troisième observation, les formations d'extrême droite n'ont réussi à atteindre la
majorité des suffrages dans aucune circonscription contrairement à ce que certains
analystes avaient pu pronostiquer.
Et enfin quatrième observation, l'union pour la majorité présidentielle devient la
première force politique du pays en sièges et en voix à l'Assemblée Nationale. Elle
obtient pas loin de 380 députés, cela signifie concrètement qu'elle aura à elle seule la
majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Pour la droite cette situation est sans
équivalent depuis 34 ans.
Ce succès offre au Président de la République une majorité
soudée qui permettra de mettre en oeuvre avec davantage de force et de détermination
les réformes attendues à juste titre par nos compatriotes. L'appel du Président de la
République a donc été largement entendu par les Français.
Un cycle électoral s'achève donc aujourd'hui, les Français et les Françaises se sont
exprimés. Ils ont clairement manifesté leur souci de cohérence et d'unité nationale.
Il appartient maintenant à la nouvelle majorité de traduire dans l'action les réponses
aux messages qui lui ont été adressés. Comme l'a indiqué le Premier Ministre,
Jean-Pierre Raffarin, elle le fera dans le souci de l'unité du pays et dans le respect de sa
diversité.
Bien que cette nouvelle majorité dispose de la durée, elle engagera cette action sans
attendre, tant elle sait combien grande est justement l'impatience de nos concitoyens.
Je vous remercie.
Nicolas Sarkozy - Dimanche 16 juin 2002.