 |
17 juin 2002
Francis Lemaire
• Imprimer l'article
• Envoyer l'article


|
|
Malgré un fort taux d'abstention (39%) qui entache cette élection, les français ont décidé de donner une trés large majorité à Jacques Chirac soit les 2/3 tiers de l'Assemblée Nationale.
L'abstention atteint un niveau record pour des élections législatives :
15 millions de français ne se sont pas déplacés soit à peu près 40% des électeurs. Le sursaut civique, constaté au premier tour des élections présidentielles et du à la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, a vécu et ne s'est pas confirmé à l'occasion de ce scrutin.
Aujourd'hui, le Président de la République détient toutes les cartes pour entreprendre les réformes attendues par les français.

Avec 399 députés, la droite rentre en force à l'assemblée même si elle a moins de députés qu'en 1993 (484).
L'UMP devient la première force politique du pays puisqu'elle dispose à elle seule de la majorité absolue qui est de 280 députés. C'est la troisième fois qu'un seul parti domine ainsi l'assemblée. Ce fut le cas en 1968 avec les gaullistes et en 1981 avec le PS.
François Bayrou le Président de l'UDF, sauve les meubles puisque avec 29 députés, il parvient à conserver un groupe à l'Assemblée Nationale.
Pendant 21 ans, la droite n'a exercé le pouvoir que pendant 6 ans au total: de 1986 à 1988 et de 1993 à 1997.
C'est la première fois depuis 1981 que la droite peut espérer avoir cinq de pouvoir ininterrompu.
La gauche limite les dégats et obtient 178 députés. Elle disposera donc des députés nécessaires pour pouvoir peser dans le débat.
Le Parti socialiste avec 140 élus restera le groupe d'opposition le plus important.
Les Verts avec 3 députés ne concrétisent pas leur score de la présidentielle (5,25%).
Le PC avec 21 députés parvient de justesse à conserver son groupe parlementaire.
Quant au Front National, il livrait 37 batailles au second tour mais n'en gagne aucune. Il n'y aura donc aucun député FN au Parlement.
|
 |