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POLITIQUE
Rentrée sous haute surveillance pour les parlementaires de l'UMP.

Près de 600 députés et sénateurs UMP se sont réunis lundi 30 septembre, pour les traditionnelles journées parlementaires. Dans l'après midi, ils ont pu assister à quatre ateliers de travail, deux au Sénat et deux à l'Assemblée Nationale. Une synthèse a été présentée le soir même à la presse à l'hôtel Intercontinental juste avant le discours du Premier Ministre et la mise au point du Président de l'Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré.


Mercredi 2 octobre 2002.

Antonio RIVERA

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Le Président de l'Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré a adressé quant à lui, plusieurs mises en garde en direction de ses parlementaires, leur demandant d'éviter la multiplication des courants au sein de l'UMP pour éviter de la transformer en "tour de Babel des sensibilités ".

 

Un après-midi studieux

Durant l'après-midi, les parlementaires s'étaient réunis au Sénat et à l'Assemblée Nationale autour de quatre ateliers portant sur des thèmes variés : "démocratie locale et décentralisation", "dialogue social, protection sociale et dynamisme économique de la France", "jeunesse et éducation nationale" et "autorité républicaine". Plusieurs ministres ont assisté à ces réunions de travail pour répondre aux questions posées par les parlementaires. Selon les intéressés, ces échanges furent particulièrement intéressants et enrichissants. Jacques Barrot a par ailleurs, indiqué qu'il prévoyait d'envoyer des députés en Province " sur le terrain " et ce chaque mois.

La mise au point de Jean-Louis Debré

Le chef du gouvernement est intervenu dans la soirée pour expliquer ce qu'il attendait des parlementaires de l'UMP pendant la nouvelle législature :
"J'ai besoin de vous, le gouvernement a besoin de vous. Je sais bien que la situation n'est pas facile, je ne fais pas partie des autosatisfaits. Il faudra faire en sorte que nous puissions imaginer ensemble, proposer ensemble, expliquer ensemble".
Les parlementaires ont redit tour à tous, leur fidélité au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, tout en exprimant le désir d'être davantage associé à son action.

Jacques Barrot, le président de l'UMP à l'Assemblée Nationale a assuré au Premier Ministre la fidélité et la loyauté de son groupe tout en souhaitant être " associé " à l'action gouvernementale. Sa position a été relayée par son collègue du Sénat, Josselin du Rohan, président de l'intergroupe UMP au Sénat qui a confirmé que les parlementaires devaient " être solidaires de l'action du gouvernement " et que leur " soutien sera sans faille ". Mais a-t-il ajouté " nous attendons de vous que vous
nous écoutiez
".

Le Président de l'Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré a adressé quant à lui, plusieurs mises en garde en direction de ses parlementaires, leur demandant d'éviter la multiplication des courants au sein de l'UMP pour éviter de la transformer en "tour de Babel des sensibilités ".
Mais il a également précisé ce que devait être le rôle d'un parlementaire de l'UMP :
"Le rôle de l'UMP et d'abord de son expression parlementaire consiste à soutenir, sans réserve et sans restriction le gouvernement. " En vertu de quoi c'est à Jean-Pierre Raffarin qu'il appartient " de déterminer et de conduire la politique du gouvernement, de dire ce qu'il veut faire et où il veut aller. A sa majorité parlementaire de le relayer ensuite plus efficacement". Pour clôturer cette mise au point, l'ancien ministre de l'intérieur a lancé en guise d'avertissement :
"Aucune autre attitude, aucune autre posture ne serait politiquement comprise".

Apparemment, le Président du Sénat, Christian Poncelet n'aura guère était entendu, lui qui dans son intervention, désirait que ne soit " pas nier la diversité des opinions ni rayer d'un trait de plume des années de traditions politiques".

L'avertissement lancé par Jean-Louis Debré démontre ce que certains redoutaient à savoir, une capolarisation du groupe parlementaire UMP. Ce dernier bénéficiant à lui seul de la majorité absolue, on pourra sans doute regretter que l'Assemblée nationale ne devienne pendant cinq ans une simple chambre d'enregistrement des décisions gouvernementales.

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