Les deux hommes accompagnés de représentants de la Cimade ont été reçus vendredi 22 novembre
par le ministre. Selon un communiqué du ministère de l'intérieur, à l'issue de cette rencontre,
les participants "ont fait part de leur sentiment qu’un règlement de cette question pourrait aboutir".
La veille lors d'une réunion avec les préfets, Nicolas Sarkozy était revenu
sur le dossier de la double peine, annonçant qu'il avait demandé à un groupe de travail
composé de praticiens, de juristes et de responsables administratifs
(préfets, magistrats, membres d'associations, universitaires) de dresser un état des lieux
et de faire des propositions.
Le ministre a précisé qu'il n'était cependant pas question de moratoire général sur
la "double peine" et qu'il entendait apprécier chaque situation "au cas par cas".
Les situations particulières seront réglées par une "assignation à résidence" a-t-il souligné
avant de conclure qu'il appartient toujours aux préfets de signaler au ministère, les cas
les plus sensibles.