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Dimanche 30 novembre 2003
Farid Souiah
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Situé sur le boulevard Jacques Cartier, en plein centre de Rennes, cet établissement pénitencier souffre comme tant d'autres de vétusté et de surpopulation carcérale.
Construite en 1904 pour recevoir 330 détenus, elle en accueille aujourd'hui plus de 450.
Les syndicats de gardiens de prison s'interrogent aujourd'hui, sur le choix de cette prison pour un détenu de l'envergure de Franck Couchellou. Celle-ci ne dispose en effet, d'aucun mirador et elle n'est pas assez sécurisée. En outre, ils regrettent que ce " roi de l'évasion " n'ait pas été transféré plus rapidement, dans un autre établissement.
Ainsi, dans un communiqué, le syndicat majoritaire, l'UFAP (l'Union fédérale autonome pénitentiaire estime " que la maison d'arrêt de Rennes n'est pas une structure adaptée pour garder un détenu aussi dangereux, issu du grand banditisme, comme Franck Couchellou. L'établissement est loin d'être un établissement sans faille, dû particulièrement à sa vétusté. L'individu en question n'aurait jamais dû y séjourner aussi longtemps. Face à un tel type de détenu, nous réaffirmons la nécessité de créer des établissements spécialisés ou particulièrement surveillés ".
La dernière évasion dans cette même prison remonte au 14 novembre 1999.
Un autre établissement de plus de 600 places devrait voir le jour dans la zone industrielle de Lorient dans la banlieue de Rennes, mais son ouverture ne devrait pas intervenir avant l'année 2007. En attendant, pour sécuriser la prison existante, la direction a décidé de renforcer les dispositifs de prévention des évasions. Un rehaussement des clôtures est également prévu ainsi que divers mesures de sécurisation.
Pour aller plus loin :
Le site du journal Ouest-France :
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